Handicap moteur
LE HANDICAP MOTEUR, QU'EST-CE QUE C'EST ?
Le handicap moteur regroupe l'ensemble des troubles pouvant entraîner des difficultés partielle ou totale de la motricité des membres inférieurs ou/et supérieurs avec des impacts surs :
- La marche (difficultés à se déplacer) ;
- La position (se tenir debout ou assis) ;
- La manipulation d’objets (prendre, saisir, écrire) ;
- Parfois l’élocution ou d’autres fonctions associées.
L’origine de ces troubles est diverse : malformation congénitale, maladie chronique, séquelle d’accident, conséquence du vieillissement… Si le handicap moteur est souvent visible, certaines limitations peuvent être moins perceptibles, notamment lorsque les personnes utilisent des aides techniques ou développent des stratégies d’adaptation. Environ 5,8 % de la population active française est concernée par une déficience motrice.
Les aides techniques les plus fréquentes incluent : fauteuil roulant, canne, déambulateur… mais tous les troubles moteurs ne nécessitent pas ces équipements.
COMMENT SE COMPORTER AVEC UNE PERSONNE EN SITUATION DE HANDICAP MOTEUR ?
Les personnes reconnues en situation de handicap (toutes catégories confondues) représentent environ 3,3 millions de Français, soit 8,1 % de la population des 15-64 ans.
Que ce soit au quotidien ou au travail, une attitude adaptée repose avant tout sur le respect, l’écoute et l’autonomie :
- Indiquer les passages les plus accessibles pour se déplacer
- Dégager les obstacles
- Aménager les rangements de façon à faciliter l'accès
- Proposer à la personne de s'asseoir, ou un appui si aucune chaise n'est disponible
- Demander à la personne si elle a besoin d'aide pour pousser son fauteuil et de vous indiquer comment procéder
- Se mettre à hauteur de son interlocuteur en fauteuil lors d'une conversation prolongée
- Prendre le temps d'écouter la personne qui a des difficultés d'élocution
AMÉNAGEMENT DU POSTE DE TRAVAIL
L’aménagement du poste de travail permet de réduire les obstacles liés au handicap moteur et de favoriser l’autonomie, la sécurité et la performance. Selon les besoins, ces adaptations peuvent être :
- Techniques : mobilier adapté, postes de travail réglables, claviers et souris spécifiques ;
- Organisationnelles : horaires flexibles, répartition des tâches revue, télétravail ;
- Humaines : aide d’un assistant ou accompagnement professionnel ;
- Accessibilité physique : rampes, ascenseurs, accès aisés aux sanitaires, etc.
Dans les entreprises privées françaises de 20 salariés et plus, seulement 4 % des employés sont des travailleurs en situation de handicap, en deçà du quota légal de 6 % prévu par la loi. Parmi ces travailleurs, une part significative présente un handicap moteur, notamment chez celles et ceux nécessitant un maintien dans l’emploi ou des adaptations spécifiques.
Cadre légal :
En France, l’adaptation du poste de travail s’inscrit dans le cadre du Code du travail, via :
- Le service de santé au travail ou la médecine de prévention, qui évaluent les besoins ;
- La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH), qui permet d’identifier et d’activer des mesures d’accompagnement spécifiques.
Les aménagements peuvent être obligatoires légalement pour certaines entreprises et parfois financés ou soutenus par des organismes publics ou paritaires, tels que l’Agefiph ou le FIPHFP.
Auteur : THEVENIN Lydie (Directrice de Filière Handicap à la Mutualité Française Bourguignonne SSAM)
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